lunedì 21 maggio 2018

La parole aux jeunes poètes!

C'était aux Matelles à la Médiathèque Marie Rouanet
le 19 mai une véritable fête de la poésie du monde entier!

Une magnifique cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours Matiah Eckhard 2018 animée par les musiciens du groupe Amunì - Musique méditerranéenne
Une pensée affectueuse à tous les jeunes du monde entier qui ont participé au concours de poésie  et qui, en dépit de l'éloignement, étaient de tout coeur avec nous!


Amine Aboubaker reçoit les applaudissements du public pour son poème La vallée divine (Collège Ray Charles Fabrègues, Enseignante Mme Isabelle Mounime)









Angela Biancofiore confère à la Classe ULIS de l'Institut d'Alzon les livres d'art et les diplôme pour leurs poèmes "CALLIGRAMMES".
En présence de Mme Estelle Mure Clarenc Professeur à l'Institut d'Alzon.








Une fête de l'amitié,
pour une poésie du coeur,
et une poétique de la relation
car l'écriture nous aide à nourrir le lien vital
avec tous les êtres sensibles

Merci à tous les participants, lointains et présents!!!
L'association Euromédia Communications qui organise le concours Matiah Eckhard a le plaisir de partager avec vous quelques images de la cérémonie de remise des prix aux Matelles
Un remerciement particulier aux musiciens de Amunì, Mathias et Liliana qui ont animé l'événement avec leurs chants méditerranéens!!! BRAVO!

 




 Compagnie Cantus Canti
Amunì  Musique Méditerranéenne






Lorraine Fabre lit Les mondes ne sont pas héréditaires

Premier prix "Lycées" ex-aequo
Institut d'Alzon, Nîmes






Un grand merci aux enseignants qui ont encouragé leurs élèves à participer au concours de poésie!
Annette Bénéfice et Sarah Siffert, Collège Jean Moulin Sète
Isabelle Mounime, Collège Ray Charles Fabrègues
Estelle Mure Clarenc, Collège D'Alzon Nîmes
Mariline Pascaud Ristori, Institut d'Alzon Nîmes
Colette Delmas (documentaliste) Collège Max Rouquette, St André de Sangonis

domenica 20 maggio 2018

Voici les poèmes des lauréats 2018!

Encore une année pleine de surprises "poétiques" dans notre concours!

Un poème en langue corse, une classe ULIS qui nous envoie de magnifiques calligrammes de toutes les couleurs et...
de très belles poésies d'Afrique et de Haïti en passant par la Roumanie...
Un rap poétique et plein de poèmes de France, Suisse et Italie.

Nous avons fait le tour du monde des jeunes poètes qui se retrouvent et se connaissent grâce à notre concours de poésie, merci à tous les participants pour votre courage, votre détermination, votre générosité et votre ouverture d'esprit!

lire les poèmes des lauréats 2018



Ecrire et espérer de Niklovens Fransaint (Haïti)

venerdì 11 maggio 2018

Concours de poésie Matiah Eckhard 2018 (4e édition)


(450 jeunes poètes ont déjà participé depuis la première année)

Premier prix université 
Ex aequo :
Daquin Cédric Awouafack, On ne meurt jamais (Institut de statistique et d’économie appliquée, Yaoundé, Cameroun)
Niklovens Fransaint, Ecrire et espérer (Université INUKA, Tabarre, Haïti)

Premier prix Lycée
Ex aequo :
Lorraine Fabre, Les mondes ne sont pas héréditaires (Lycée d’Alzon Nîmes)
Elisa Biancofiore, Non arrenderti, Ne te rends pas (Lycée, Bari, Italie)


Premier prix collège
Emmy Prats, J’ai rêvé la révolution (3e collège Max Rouquette, St André de Sangonis)


Mention spéciale université
Angèle Grassot, Requiem bleu azur  (Classe prépa Institut D’Alzon, Nîmes)
Jocelyn Danga, Fontaine (Kinshasa, RD Congo)
Daniel Aziabor, Hommes de toutes les nations (Togo)
Mbani Méchack Eliezer, Dureté (Brazzaville, Congo)
Emmanuel Hetsch, La quête la plus vaine (Strasbourg)
Victor Malzac, Ma flûte traversière (St Georges d’Orques, Montpellier)
Lorage, Château de cartes (Suisse, mention spéciale littérature - rap)

Mention spéciale Lycée
Léa Bastien, Angoise envahissante (16 ans Lycée Nevers)
Paula Cristina Apetrei, Parallèlement (16 ans Collège national Unirea, Roumanie)
Perline Lafoux-Daudé,  Différente (16 ans, Lycée Notre-Dame, Mende)

Prix spécial calligrammes Classe ULIS  Institut d’Alzon
 1- Amira Achir  Ulis/ 3ème E / 15ans
2- Maureen Pechon  Ulis / 3ème E /15ans
3- Mathis Sanchez Elis  Ulis/4ème C /14ans
4- Octavio De Oliveira  Ulis/4ème C / 14ans
5- Noeline Coste Peseux  Ulis/4ème E / 14ans
6- Léa Sgarlata  Ulis/4ème E/ 14ans
7- Ethân Simonet. Ulis/4ème E/14ans
8- Fatima Hassani  Ulis/ 5ème E / 13ans
9- Léa verdier. Ulis/ 5ème E / 13ans 
10- Illyès  Boura  Ulis/ 5ème E /13 ans
11- Maîlys de Cernon  Ulis/ 6ème E /12ans
12- Adam Kebdani.  Ulis/ 6ème E/ 12ans


Mention spéciale collège

Victoire Soulier, Apocalypse (Institut d’Alzon)
Louise Pioch, Ecrire (Collège M. Rouquette, St André de Sangonis)
Soukhaina Harrou, Mais où va le monde ? (Collège J. Moulin Sète)
Guillaume Pinchart, Si j’étais… (Institut d’Alzon)
Robert Gaëtan et Elouan Chetioui, Nature douce (4e Collège J. Ferry, Narbonne)

Julie Jeanjean, U me bellu locu d’incantu,  Mon coin de rêve 
(Mention spéciale poésie en langue régionale, corse, Institut d’Alzon, Nîmes)

Océane Vichery, Discrimination (Collège R. Charles Fabrègues)
Laly Fénech Mon amie de l’ombre (Collège R. Charles Fabrègues)
Emmy Dambricourt, Réponse à Paul Fort (Collège R. Charles Fabrègues)
Amine Aboubeker La vallée divine (Collège R. Charles Fabrègues)
Romane Mathieu, L’écriture (Collège M. Rouquette, St André de Sangonis)
Paloma Mahé, Parti (Collège M. Rouquette, St André de Sangonis)
Hannah Colin, L’ombre  (Collège M. Rouquette, St André de Sangonis)
Zahra Haron Hamou L’hiver (6e Collège J. Moulin, Sète)
Ahmad Taha Touhami Kadiri, Le printemps (6e Collège J. Moulin, Sète)
Axel Leclerc, Pour toi papa (4e Collège J. Moulin, Sète)
Amina Safae, Au revoir jolie hirondelle (4e  Collège J. Moulin, Sète)








Les lauréats 2018 du concours de poésie "Matiah Eckhard"

Comme chaque année nous recevons des poèmes
des écritures du monde entier...
les jeunes poètes sont de retour
avec leur parole nouvelle
intime
étonnante
ils sont là pour nous rappellent que
la poésie  est un don

martedì 19 dicembre 2017

Participez au concours international de poésie Matiah Eckhard édition 2018!



L'association Euromédia Communications organise pour la quatrième année un concours international de poésie - pour les jeunes entre 12 et 25 ans - dédié à la mémoire de Matiah Eckhard, jeune poète, pianiste et compositeur.

Plus de 350 jeunes auteurs du monde entier ont déjà participé au concours depuis 2014.

Les textes peuvent être rédigés en français et en langue étrangère (avec traduction en français).
Tous les jeunes auteurs de 12 ans à 25 ans ont la possibilité de nous envoyer un poème avant le 31 mars 2018 à cette adresse:  prix.matiah.eckhard@gmail.com

Voici la fiche d'inscription et le règlement du concours
 
Plusieurs prix sont proposés aux lauréats: des bons d'achat, des livres de littérature... Les poèmes sélectionnés seront publiés dans le site Matiah Eckhard et  dans  le "Florilège des écrivains en herbe" (édité par l'Académie de Montpellier).
A votre inspiration....


La participation au concours de poésie est gratuite, cependant vous pouvez faire un don pour aider notre association à organiser le concours!

lunedì 24 luglio 2017

La poésie comme guérison


A propos des poèmes du concours "Matiah Eckhard" 2017
 
 
La poésie comme guérison :
reconnaître et transformer la souffrance par l'écriture poétique

par Clément Barniaudy

 
                                                                                               "je suis tombé de la montagne
pour en escalader une plus haute "
Konstantinos Graham, Montpellier
 
L'édition 2017 du concours de poésie « Matiah Eckhard » a encore été un moment particulier pour mieux percevoir et tenter de comprendre ce qui habite les jeunes auteurs, âgés de 12 à 25 ans, de notre monde contemporain. Cette année, au delà des chemins familiers de l'expression poétique dont le sens ne s'épuise jamais (célébration de la beauté du monde, engagement pour dénoncer les injustices, émerveillement devant les inventions de la Nature...), un thème a émergé au sein de la centaine de textes, venus du monde entier, qui ont une nouvelle fois été soumis au jury du concours.
Ce thème s'écarte de l'idée que la plupart des gens se font de la poésie puisqu'il s'agit de la souffrance. Pourtant, en exprimant leur souffrance, les jeunes auteurs semblent ouvrir une brèche au sein du sens commun d'une société trop occupée à se distraire, niant cette souffrance, faisant semblant que tout va bien. Reconnaître la souffrance pour les jeunes auteurs, c'est au contraire se détourner d'une fausse-joie monnayable cachant un cynisme désespérant, pour faire émerger un sens plus profond de l'existence. Exprimer sa souffrance permet déjà de s'en distancier, de mieux entrevoir la nature inextricable de situations devenues étouffantes :
 
« J'aurai aimé rester près de vous,
mais c'est à croire que je suis voué au néant, c'est tout. (…)
La seule chose que je suis capable de faire, c'est écrire
j'aurai aimé que vous compreniez la raison de mes soupirs
cela m'aurait empêché de souffrir »
Sara Braginsky, Maman, 16 ans, Nîmes
 
« Suffocant dans mes draps, en une dernière prière
les ongles enfoncés dans la peau, je cherche la lumière. »
Iris Jalabert, Insomnie, 16 ans, Viols-le-fort
 
« Tous ces OUI et tous ces NON me donnent mal à la tête. Ou alors ce sont les médicaments. Je ne sais pas. Mais j'ai envie que tout s'arrête. (…) Je ne veux pas de pitié, je veux juste que tout s'arrête. »
Nicolas Charlier, Que tout s'arrête, 3e, Collège Saint André de Sangonis
 
Cette souffrance très aigüe, qui se dévoile dans plusieurs poèmes, débouche même sur la pensée d'en finir avec une expérience jugée trop douloureuse, trop instable et au fond dénuée de sens tant elle se cogne sans cesse contre les murs d'une incarnation problématique. Mais loin de n'être que l'expression d'une noirceur inhérente à la vie humaine, la reconnaissance de cette souffrance offre au contraire la possibilité de son propre dépassement. Un dépassement qui prend la forme d'un éclair lumineux où la confusion des sentiments laisse place à une étrange clarté :
 
« C'est un battement de cœur, lorsqu'il s'était éteint,
l'émouvant lueur de l'horizon lointain,
C'est la voix délicieuse de l'ange qu'on aperçoit,
la folie silencieuse que l'on garde pour soi, (...) »
Esther Milon, Frissons, 25 ans, Sarrebourg
 
« Mes mains si tu frappes.
Elles t'ouvriront.
Te montreront le chemin de mon être »
Méchak Eliezer Mbani, Ouvert, 22 ans, Brazzaville (Congo)
 
« Etoile filante dans un ciel de bonté :
Offrande éphémère, cadeau de la nature
Mais aussi un chemin orné de bosselures,
Une épreuve ardente qu'il nous faut surmonter. »
Emmanuel Hetsch, La vie, 19 ans, Strasbourg
 
« Peu importe qui vous êtes,
Qui je suis.
Ce qu’on pense, ce qu’on dit.
 
On rêve tous d’être aimés.
 
Peu importe d’où vous venez,
L’important c’est où vous allez. »
Julie Depraeter, D'où l'on vient, 4e, Collège Saint André-de-Sangonis (34)
 
 
L'expérience de la souffrance reconnecte finalement le poète avec ce qu'il a de plus profond en lui, avec une dimension si intime qu'elle est partagée par tous. Découvrir les possibles contenus dans cette expérience et déployer l'instant de clarté lumineuse vers un intervalle plus large d'espace et de temps, c'est alors s'inscrire dans des devenirs où la souffrance peut être transformée. Dans bien des poèmes, cette transformation de la souffrance prend pour appui un véhicule, capable d'enclencher un mouvement, de nous sortir de l'ornière d'une pesanteur douloureuse. L'amour ou l'amitié, l'appel aux grandes forces de la Nature ou à une écoute profonde de nos ressources intérieures sont autant de moyens qu'évoquent les jeunes auteurs pour faire entrer un peu d'air dans les pièces étouffantes :
 
« Que l'eau pure ruisselle partout sur la terre,
pour que nous ne soyons plus assoiffés,
pour que nos cœurs soient purifiés. »
Rachid Enassiri, La Pluie, 24 ans, Tinghir (Maroc)
 
« La terre est mère, le ciel est père
les brouhahas sont las, les bruits sont bas
La vie est là ! »
Nascimo Kerharo, La vie, 4e, Collège Montferrier-sur-Lez
 
« J'ai senti mon cœur
rebattre au fil des jours
a la vue de ton sourire »
Helam Farrigh, L'amour, 6e, Collège Jean Moulin Sète
 
« Il n'y a parfois que sa voix
un peu décalée des autres
qui lui fait croire en soi
Sa voix la guide, comme un apôtre
et elle finit par s'apaiser
et à trouver comment s'aimer »
Mina Saintrapt, L'espérance, 3e, Collège Jean Moulin Sète
 
Mais à y regarder de plus près, même sans l'utilisation de ces remèdes universels qui guérissent peu à peu les blessures du passé, il semble que la simple reconnaissance de cette souffrance, le simple fait d'oser la regarder sans s'y attacher ni la fuir, suffise déjà à initier un processus discret de transformation intérieure, à faire entrer un peu de vent dans un espace saturé de négativité. Et l'expression poétique constitue ici une arme puissante pour trancher avec l'emprise de ces émotions négatives, mettant de la distance entre les particules qui se sont cristallisées en bloc de souffrance :
 
 
« Pas de rires
pendant que le système vous forme
pour que vous deveniez personne
Mais dans l'harmonie
une âme peut s'élever
devenir énergie
synergie »
Konstantinos Graham, 19 ans, Montpellier
 
« Malgré le fait que je suis fragile
j'espère toujours
comme une ficelle attachée à une corde
et je me moque de ce que vous pensez de moi
étant fragile et éclatant
Car l'oeil de l'aigle
est le thème de ma bataille
et mentalement
je peux à peine voir
comment ne pas être moi
moi et toi-même. »
Konstantinos Graham, 19 ans, Montpellier
 
« Elle veut nous engloutir dans la peur
Elle veut nous noyer dans le malheur
Mais si la cage brisant nos rêves
Qui détruit et déchire sans trêve
S’ouvre pour libérer la colombe
Tout à coup il n’y aura plus de bombes
Ni de cris, ni d’égéries sans ailes
Que des hommes libres sous le ciel
Et alors de la couleur du vent
Dans ton cœur grandira un enfant. »
Perline Lafoux-Daudé La cage, 15 ans, Lycée Notre Dame (Mende, 48)
 
Dès lors, la reconnaissance de la souffrance n'est pas seulement un pas vers un mieux-être. Elle n'est pas seulement une manière de faire advenir des jours plus heureux dans notre expérience. Elle ouvre aussi à la manifestation d'une éthique humaine. Une éthique qui déniche nos mesquineries et nos stratégies puériles pour faire semblant de ne pas voir, protégeant ainsi un réseau d'habitudes égocentré, se sentant en permanence en insécurité. Une éthique qui ose aller vers l'autre sans pitié ni condescendance mais avec élan, avec courage, avec compassion, en particulier vers les plus faibles d'entre eux : réfugiés, enfants blessés ou réduits en esclavage, enfants travailleurs... :
 
« Ces enfants, car oui, ce sont des enfants,
implorent les noms de Dieu et de Satan.
Et leur demandent « Pourquoi faut-il souffrir autant ? »
Pourquoi vivre ce supplice, eux, si jeunes et insouciants.
Ils travaillent du lever au coucher du soleil,
de l'aube au crépuscule, sans repos, sans sommeil. »
Caoinhe Moresmau, Les enfants sacrifiés, 4e, Collège Saint André de Sangonis
 
« Attrapes ma main
Toi, qui portes seule sur tes épaules
le poids sans fin du monde
Tu ne peux pas
Tu ne peux plus
Tu ne dois plus
Viens petite fille perdue
Petite fille meurtrie
Partage ta peine
Partage ta charge
Nous les porterons ensemble »
Lily Pouget, Elle porte le monde, 15 ans, Nîmes
 
Une éthique qui ose aussi clamer de grandes valeurs : liberté, altruisme, gratitude, générosité dans une époque soi disant vouée au nihilisme ! :
 
« Pourquoi n'ai-je pas profité
de mes parents qui m'ont tant exalté
même si j'étais obstiné
j'aimerai tant me racheter
leur rendre ce qu'ils m'avaient donné (…)
Maintenant de tout mon être
je dois tout leur transmettre
à mes enfants si entêtés
s'ils comprennent j'aurai tout gagné
et s'ils m'ignorent je continuerai »
Ayoub Harrou, La courte vie, 4e, Collège Jean Moulin
 
« Oh liberté !
Tombe, tombe la fièvre.
Bénissons le saut de l'ange.
Un cri ! A présent un homme !
Donnons par amour, par défi,
parce que j'y crois !
Mes frères, mes sœurs !
Pardonnons les erreurs et les folies.
Liberté... Liberté... Liberté... »
Clémence Gualy, Liberté, 22 ans, Montpellier
 
« Aimer, c'est troquer son égo contre le sourire du prochain
c'est vivre ensemble aujourd'hui pour un commun lendemain
C'est nourrir chaque goutte d'espérance
Et mourir devant chaque souffrance »
Jocelyn Danga, Aimer, 23 ans, Kinshasa (RDCongo)
 
 
 Il nous faut donc une nouvelle fois remercier les jeunes auteurs, très jeunes ou déjà moins jeunes, pour leur sagesse incommensurable, pour nous avoir fait comprendre que reconnaître notre souffrance et tenter de la transformer, ce n'est pas un sacerdoce pénible et repoussant, mais peut-être la condition même pour habiter véritablement le monde, sans névrose ni surexcitation, simplement habiter.